LES ABEILLES ET NON L'ABEILLE !

Alors que l'on parle des oiseaux, des papillons, on ne parle que des abeilles au singulier !

A croire que Maya est la seule pollinisatrice ! Si l’importance d'Apis mellifera est incontestable (cire pour les bougies pendant des siècles, source de sucre pour l'homme, bienfaits de la propolis) les abeilles sauvages n'en sont pas moins importantes. Ignorées pendant longtemps, on s'aperçoit aujourd’hui quelles jouent un rôle de premier plan dans la pollinisation et dans l'écologie. Elles sont parfois monolectiques (c'est-à-dire quelles ne butinent qu'une sorte de plante) et que si la plante disparait, les abeilles sauvages disparaitrons aussi.

Les abeilles sont classées dans un vaste ordre d’insectes que l’on nomme les hyménoptères. Il regroupe d’une part les insectes qui ne présentent pas de taille de guêpe (un étranglement entre le thorax et l’abdomen) appelés symphytes ou mouches à scie ; d’autre part, ceux munis d’une taille de guêpe : les apocrites (abeilles, sphégiens, fourmis, guêpes...).

Contrairement aux autres apocrites qui prélèvent des cadavres ou chassent pour nourrir leurs larves, les abeilles sauvages nourrissent leur progéniture uniquement avec du pollen et du nectar.

Certaines espèces d’abeilles sauvages sont étroitement liées, pour la collecte du pollen, à une plante ou à une famille de plantes en particulier.
C’est le cas, par exemple, de l’andrène des fleurs (Andrena florea) sur les bryones, de l’andrène vague (Andrena vaga) sur les saules ou encore de la collète du lierre (Colletes hederae) sur le lierre...